• J'ai survécu!

    Ce matin, je recevais des clients à 8h45. Moi qui arrive d'habitude à 8h50 au bureau, il me fallait prévoir de partir 5 minutes plus tôt pour choper le train qui allait me permettre d'être là à l'heure!

    Oui, mais voilà, on nous prédisait de la neige. 

    Je préviens donc la nounou que je déposerai P'tit Loup 5 minutes en avance sur mon horaire officiel (soit 10-15 minutes avant mon horaire réel habituel!) ce vendredi matin et je prie Dieu le Père et tous ses Saints que les routes soient dégagées.

     

    6h ce matin. Le réveil sonne. Je me rue aux fenêtres pour voir l'état des routes et je pousse un gros ouf de soulagement! Un léger tapis blanc dans l'herbe mais rien sur la route et ce qui tombe est ridiculement petit! Nickel.

    6h30. Namoureux s'en va travailler. Les flocons commencent à grossir. Il m'appelle pour me dire que les routes sont dégagés mais que le col que nous devons franchir pour aller bosser commence à blanchir. 

    6h45. Sms urgent à la nounou : finalement, je dépose P'tit Loup 15 minutes en avance et non plus 5 minutes. 45 minutes pour faire 12 km...ça le fait, non? On est large! Même s'il y a quelques clampins sur la route! Même si je roule à deux à l'heure...je devrais être à l'heure pour attraper mon train et recevoir mes clients.

     

    7h15. Je quitte la maison. Il y a déjà une bonne demi-douzaine de centimètres de neige. Et ça tient sur la route. P'tit Loup est emmitouflé. Seul son petit bout de nez dépasse et frémit à l'arrivée d'un flocon. Je l'installe dans la voiture.

    Depuis le garage, j'ouvre le portail pour sortir de la cour et je m'installe au volant aussi zen qu'un condamné à mort qui monte à l’échafaud. 

    Le temps de manœuvrer quelque peu et je constate que le portail a refusé de s'ouvrir!

    Trop de neige!

    Le fainéant refuse de bouger le petit doigt. Je descend donc de voiture et déblaye devant le portail pour que celui-ci puisse faire son travail.

    Je me dis que la journée commence bien!

    Enfin, nous pouvons partir.

    Je dépose donc P'tit Loup chez la nounou. Le voilà en sécurité. Il ne me reste plus qu'à rejoindre la grande route qui sera forcément déneigée et tout ira bien.

     

    Au moment de sortir de chez la nounou, j'entend quelqu'un qui m'interpelle : ma voisine (qui connaît mes petites habitudes matinales). Elle me propose de me descendre à la gare puisque nous prenons le même train.

    Je suis persuadée que la route sera déneigée (quelques semaines en arrière j'étais passée sans gros soucis avec de la neige) mais je ne me fais pas prier et je monte dans sa voiture. Si je peux m'éviter du stress avant l'arrivée de mes clients, c'est toujours bon à prendre!

    Nous voilà donc embarqués toutes les deux.

    Nous rejoignons la grande route...elle n'est pas déneigée...absolument pas! Mais genre pas du tout du tout! Tu ne sais pas où se trouve la ligne blanche et tu ne sais pas où se trouvent les bas-côtés. Finalement, je me dis que j'ai bien fait d'accepter l'offre de ma voisine, que je bénis au passage!

    Nous arrivons au col sans trop de soucis. ça roule au pas, mais ça roule, tranquilou.

    Et après...une fois le col passé...il faut redescendre dans l'autre vallée...

    Et c'est là que tout se complique!

    Je bénis 1000 fois ma voisine de m'avoir embarqué. Je pense que j'aurais eu 10 crises cardiaques et que je me serais retrouvée dans le fossé si j'avais pris le volant. 

    Premier tournant : les voitures sont à l'arrêt.

    Arrêt complet.

    Certains conducteurs sortent de leur véhicules pour tenter de comprendre ce qui bloque et éventuellement donner un coup de main...sauf qu'une fois le pied enlevé du frein, leur voiture part, toute seule, même avec le frein à main.

    Des voitures patinent.

    Des voitures sont sur le bas-côté.

    Des voitures tentent des demi-tours complètement fous.

    Des messieurs poussent les voitures pour les remettre dans le droit chemin.

    Des personnes s'arrêtent au milieu de la route pour chaîner.

    Des camions, des bus, sont en travers de la route. 

    On doit contourner le bus au milieu de la route et passer entre lui et le mur, en suivant une voiture qui patine, sans se prendre les voitures qui essayent de monter dans l'autre sens.

    J'envoie un sms à ma collègue pour lui dire que j'aurai 5 minutes de retard, je lui demande de prendre la relève.

    Ma collègue...la nouvelle...celle qui n'a pas fini sa formation. Je la met ainsi à contribution pour recevoir des visiteurs, en anglais...je m'excuse platement mais je lui dis que je n'aurais que 5 minutes de retard.

    Puis nouveau sms...j'aurais plus que 5 minutes de retard.

    On a du partir 3 ou 4 fois en glissade. A chaque fois ma voisine arrive à reprendre le contrôle de sa voiture, contre-braquage, frein à main, douceur...elle connaît toutes les astuces (j'apprendrai plus tard qu'elle a fait un stage de conduite sur neige).

    Finalement, nous arrivons à la gare à 9h. 

    1h40 pour faire 12 km.

    Mais on est vivante! Et je suis arrivée au boulot à 10h...mes visiteurs étaient tous repartis!

     

    On s'est retrouvée ce soir. Pour faire le chemin à l'envers. J'appelle Namoureux avant de nous lancer à l'assaut du col : la route est dégagée...tout du moins là où le chasse-neige a pu passer...c'est-à-dire pas là où les voitures sont abandonnées par leur propriétaire qui ont jeté l'éponge le matin-même. Le bus est toujours là, au milieu de la route. Les dépanneuses font leur chorégraphie. 

    Nous avons donc décidé de prendre une autre route.

     

    Ma voisine m'a déposé devant chez la nounou pour que je puisse récupérer ma voiture. Cachée sous 10-15cm de neige, elle m'a attendu sagement toute la journée.

    Je la déneige.

    Je prend le volant.

    Je patine.

    Je stresse.

    J'angoisse.

    C'est pas ma voiture, faudrait que je lui fasse une tonche.

    Et finalement, j'ai pu rejoindre la maison sans encombre.

     

    Tout cela n'empêchera visiblement pas les beaux-parents de venir demain!

     

     

     

    Bon, ben je voulais vous mettre des photos...mais ça ne marche pas! Tant pis pour vous!


  • Commentaires

    1
    Vendredi 1er Décembre 2017 à 23:10

    les désagréments de la saison d'hiver qui commencent.La prudence est de mise car les accidents sont nombreux.Une journée difficile pour toi mais bon c'est le week end.

    2
    Samedi 2 Décembre 2017 à 08:03

    Quel cauchemar ce col de La Placette !!! quand je bossais mon covoitureur m'en parlait ! moi je suis juste en bas...  bon weekend Obou gros bisous !

    3
    Samedi 2 Décembre 2017 à 08:09

    Je suis morte de rire même si çà a dû être angoissant au possible  !

    Bon le coup des beaux-parents a fini de me faire éclater de rire !!

    Mince pour les photos c'est dommage

    Gros bisou

    4
    Dimanche 3 Décembre 2017 à 18:35

    Coucou Obou,
    Quelle péripétie, arrivée plus de 2 heures après l'heure convenue.
    La neige on l'aime bien, mais pas sur les chaussées.

    Comme d'habitude la sableuse est passée après la bagarre...
    La neige était pourtant annoncée n'est-ce pas ?
    Ici aussi, même annoncée, les sableuses (ou saleuses) attendent
    le KO pour sortir... Et elles ne sont plus utiles à rien, les routes étant
    embouteillées.

    Les beaux-parents ont pu venir samedi ?... évidemment...
    Même que la sableuse les précédait... Y'a des gens comme ça
    qui ont une de ces veines... pas de bol pour toi, hi, hi...

    Bonne reprise.

    Bises à toi et à P'tit Loup.
    Marie.

    5
    Lundi 4 Décembre 2017 à 10:46

    Ca y est l'épreuve des beaux-parents est passée !

    Bonne semaine ma chère puce

    gros bisou

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